Le cinéma, je l'aime tellement que je l'ai approché de près. De très près même.
Lorsque j'étais au secondaire, ce sont mes profs de littérature qui m'ont transmis l'amour du septième art.
Avec Laurent, un pote qui rêvait de devenir successivement : acteur de théâtre, animateur télé et acteur de cinéma, nous avons monté un ciné-club à l'internat où nous étions. Ça devait être en 1996 ou 97 (m'en souviens plus trop)...
En tout cas, nous avions tout planifié, nous voulions présenter des films exigeants avec un débat après. Le premier film de notre ciné-club : Lost Highway de David Lynch. Dans le genre exigeant (au-delà de la prise de tête) on n'a pas fait plus tordu que ça.
Nous avions réserver l'auditorium (la salle des fêtes qu'on l'appelait) qui devait avoir plus de 300 places et nous avions fixé un droit d'entrée.
Pas loin de 20 personnes se sont présentés et au moins 11 personnes sont parties en cours de diffusion.
Aucun regret, au contraire, c'était une expérience trop sympa !!!
Ensuite, j'ai débarqué au Canada, avec toujours cette passion pour le cinoche. La première année à Ottawa (la capitale), j'ai dépensé beaucoup de fric dans les salles présentant des films étrangers et l'année d'après, je suis devenu VIP dans tous les cinémas. J'étais chef de la section Culture et Société du journal étudiant (6000 lecteurs quand même).
Durant mes études en communication, j'ai réalisé des projets courts. Très académiques, je ne pouvais pas vraiment laisser aller ma créativité. De plus, le matos m'intimidait un peu. Par contre pour la direction d'acteur et la réalisation, je n'ai jamais douté.
Fin de mes études, je rencontre Tristan et Nick, David, Sylvain, nous avions les mêmes rêves, les mêmes envies, alors on a fondé
Kinohull.
Là, pas le choix, il faut réaliser des courts-métrages. Le public nous attend au tournant. Je touche au matos. Je dirige, je filme mais, au montage j'ai besoin de quelqu'un (merci Tristan !!!) Généralement nos films ont été bien accueillis. J'ai réalisé une dizaine de courts-métrages qui vont de la fiction au clip vidéo. Celui dont je suis le plus fier est sans doute celui que j'ai réalisé au Kino Kabaret 2003 à Montréal. J'étais entouré de pro de partout au monde.
Mais c'est toujours le prochain projet qui m'intéresse, je revois rarement mes vieilles expériences.
Et j'ai déménagé à Montréal où je n'ai presque plus touché une caméra pour réaliser une fiction... si ce n'est pour des films institutionnels (pour un organisme international et un pays africain) et des mariages. Vous riez mais, un mariage c'est très cinématographique si c'est bien monté.
Cela dit, je n'ai pas dit mon dernier mot. Je réaliserai un gros film bientôt car j'ai promis à mes parents de les amener à Cannes à la présentation de mon premier long métrage.
A la page 19 de ce
lien vous pourrez lire une des critiques que j'ai écrit vite pour dépanner les copines qui devaient combler un espace. Je l'ai tapé directe en sortant de la salle... Mais quelle culture ce Dieudo!!!! I know.